08Sep

Conseils d’hommes qui ont surmonté un diagnostic d’infertilité masculine – Parlons de la santé des hommes™


Les hommes en tant qu’espèce sont assez bons pour s’adapter au nouveau ou au différent, pour juger et prendre des risques et pour répondre à l’inconnu. Je n’ai pas dit parfait, mais plutôt bon. En effet, cette capacité leur a permis de surfer sur des vagues de la taille d’une montagne, de parcourir le mile en moins de 4 minutes, de diriger des entreprises, d’élever des familles, de gagner de l’argent et tout simplement de survivre dans un monde en constante évolution. Mais, dites à un homme qu’il est stérile, et il peut ressembler à un cerf dans les phares. Être infertile frappe au cœur même de l’homme et est un coup incroyablement dévastateur pour le ça, le moi et le surmoi.

Une vision freudienne

Je me suis souvent demandé pourquoi un diagnostic d’infertilité est si invalidant pour les hommes. J’ai publié que l’infertilité affecte la vie sexuelle, l’estime de soi et les interactions sociales des hommes. Et maintenant, je me tourne vers Freud pour une explication plus profonde de cette réponse. La vision freudienne des humains est celle du ça, du moi et du surmoi. Id représente l’homme entièrement inconscient et comprend les comportements instinctifs, infantiles et primitifs qui sont motivés par des «plaisirs» satisfaisants tels que manger, dormir et se reproduire. L’ego est dérivé à la fois de l’esprit conscient et inconscient, et il garantit que le ça est exprimé d’une manière socialement acceptable. Freud a comparé le ça à un cheval et l’ego au cavalier du cheval. Le cheval fournit la puissance et le mouvement, et le cavalier gouverne et dirige. Supervisant tout cela, le surmoi porte les normes morales et les idéaux appris des parents et de la société. Il fournit les bonnes et les mauvaises directives pour porter des jugements et essaie de perfectionner et de civiliser le comportement.

Une faute freudienne

Quand il s’agit de la reproduction, le ça y voit un besoin instinctif, aussi basique que la faim. Il est essentiel et fondamental à la vie. Ni le moi ni le surmoi ne remettent en question cette priorité, tant elle est de nature fondamentale. En tant que pierre angulaire incontestée de l’être humain, la reproduction ne parvient pas à capter l’attention de l’ego et du super ego… jusqu’à ce qu’il y ait un problème. Et lorsque l’infertilité fait surface, il n’y a pas de véritable fondement pour une réponse cohérente. Par conséquent, il en résulte un chaos émotionnel. Pour reprendre les mots de Freud, « les hommes sont forts tant qu’ils représentent une idée forte. »

Une réponse freudienne

Au cours du dernier quart de siècle, j’ai vu toutes les réponses imaginables lorsque les hommes sont informés qu’ils sont infertiles. L’infertilité affecte l’estime de soi et l’identité de soi comme peu d’autres défis mortels. Vous avez été mis sur cette bonne terre pour vous reproduire, et pourtant vous ne pouvez pas ? Cela va en profondeur. Et, comme les sentiments sur la fertilité et l’adéquation sexuelle sont souvent liés, l’infertilité peut amener les hommes à remettre en question leur masculinité et leurs prouesses sexuelles. Le ça, le moi et le surmoi ne sont pas du tout préparés à cela.

J’ai aussi vu la formidable force intérieure que les hommes révèlent face à l’infertilité. Cela tend à se produire avec les réalisations suivantes :

  • Que certaines choses sont hors de votre contrôle
  • Que certaines choses sont en fait sous votre contrôle
  • Que les connaissances et les faits sont puissants et peuvent vous aider à naviguer dans l’inconnu
  • Que la santé globale compte
  • Que le soutien émotionnel compte

Freud l’a vraiment compris lorsqu’il a dit : « Être entièrement honnête avec soi-même est un bon exercice. » Tellement vrai quand il s’agit de faire face aux imprévus de la vie. Et, réfléchissant à la croissance personnelle qui est possible dans l’adversité, il a également déclaré: « Un jour, avec le recul, les années de lutte vous sembleront les plus belles. »

Cet article est apparu pour la première fois sur le blog du Dr Turek.

Photo de Jenny Hill sur Unsplash

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